International - Allemagne

Angela Merkel a souvent tort


Député européen du groupe ENL

 

« Merkel prête à fermer la porte de l’Europe à la Turquie », titre Le Figaro du 5 septembre. Poussée par son concurrent SPD Martin Schulz. Pour une fois, la chancelière prendrait une bonne décision.

L’exceptionnelle santé de l’économie allemande est due au chancelier Gerhard Schröder, qui a réformé l’Allemagne avec son Agenda 2010 : baisse des charges allemandes, coups de sabre dans la protection sociale et restauration des profits du capital.

Angela Merkel, elle, a pris trois décisions absurdes : la fermeture des centrales nucléaires allemandes avec, pour conséquence, l’augmentation du coût de l’électricité qui fait que l’Allemagne est le pays qui pollue le plus en termes de gaz carbonique (CO2) ; ouvrir en grand les portes de l’immigration, ce qui fait que les villes allemandes ne sont plus sûres le soir et que le taux de viols a explosé ; et, enfin, s’aligner sur les États-Unis lors de la crise ukrainienne, ce qui a fait perdre des dizaines de milliards d’euros à son industrie.

À tel point que la députée allemande Sahra Wagenknecht (docteur en économie) apostrophait la chancelière en ces termes : « On a l’impression qu’il y a quelque chose que vous pensez être encore plus important que les intérêts des entreprises allemandes, ce sont ceux du gouvernement américain et des entreprises américaines. »

« À la fois crainte et admirée par son excédent budgétaire, sa dette en diminution, son commerce extérieur excédentaire record, citée en exemple et décriée mais, finalement, le plus souvent mal connue, l’Allemagne unifiée il y a à peine 150 ans n’a cessé depuis lors d’occuper une place prépondérante dans l’histoire de l’Europe et du monde », écrit Thierry Gobet dans son livre sur l’Allemagne.

L’Allemagne, géant industriel et économique et nain politique… L’Allemagne est confrontée aux mêmes difficultés que la France (Union européenne, monnaie unique, mondialisation, soumission à l’OTAN, absence de matières premières). Pourtant, elle réussit là où nous échouons. Sa réussite devrait nous servir d’exemple. Mais la gauche la jalouse et la méprise. Nain politique ? L’Allemagne compte 120 bases militaires américaines…

François Mitterrand disait : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre inconnue, une guerre sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (cf. Le Dernier Mitterrand, de Georges-Marc Benamou). L’Allemagne devint la deuxième puissance économique du monde en 1913. Comme par hasard…

« L’Europe de l’Ouest reste un protectorat américain et ses États rappellent ce qu’étaient les vassaux et les tributaires des anciens empires », écrivait Zbigniew Brzeziński dans Le Grand Échiquier. Une soumission qui était contestée par le chancelier Schröder, qui refusa avec le Président Chirac, la 2e guerre du Golfe.

Pas de doute, le grand chancelier, c’est Schröder et non pas Merkel.

Député européen du groupe ENL

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