Jared Kushner, éminence orthodoxe de Donald Trump…

Consultant stratégique
 

Trump a gagné l’élection parce que ses adversaires ne se sont pas posé les bonnes questions, voyant en lui un crypto-fasciste phallocrate. L’élection passe… et ils continuent de se fourvoyer, ne comprenant pas que l’anarchiste libertarien non seulement sait démontrer l’incompétence de l’aristocratie mondialiste, mais surtout prépare une originale relance de la croissance économique mondiale.

D’où le surréalisme d’une situation dans laquelle ses « adversaires », tous personnages en quête d’auteur (rivaux, les journalistes, universitaires, acteurs), continuent de donner des coups d’épée dans l’eau, renforçant la bête à chaque attaque. Mais également dans laquelle ses « ennemis », ceux des frontières ouvertes (qui n’ont pas encore avoué à la population qu’ils ne veulent plus de peuples, de cultures, ni d’États ou royaumes), montent avec méthode et résolution les dossiers de licenciement de Donald Trump, Vladimir Poutine et Netanyahou.

Voici donc la nomination de Jared Kushner, légale, en tant que conseiller principal du président.

Le gendre de l’ombre a joué un rôle majeur dans la victoire de Trump, assurant la logistique et la stratégie médiatique de la campagne (y compris une recherche de financement pour Trump TV), mais aussi cultivant le réseau juif orthodoxe qui a massivement voté Trump… grâce à Breitbart.com et Netanyahou !

Le 19 août dernier, Chemi Shalev affirmait en effet dans le journal israélien Haaretz : « Cela fait longtemps que les conspirationnistes de gauche disent “C’est Netanyahou qui est derrière Breitbart.com”. » Poursuivant : « …la nuit, Netanyahou doit certainement rêver d’une “surprise d’octobre” [ndlr : un lapin sorti du chapeau juste avant le vote de novembre], immédiatement suivie de la “sensation de novembre” dans laquelle Trump serait élu avec l’aide de Breitbart par une vague anti-islamique et adoratrice de Netanyahou ». Pari gagné…

Quant à Poutine, il a clairement gagné le respect de la communauté juive. Le Canadian Jewish News rapportait, en mars 2015, les propos de Sarah Fainberg, de l’Institute for National Security Studies de Tel Aviv (INSS), le plus important think tank israélien indépendant d’analyse et de réflexion, qui conseille le gouvernement d’Israël en matière de sécurité et de défense nationale : « Il n’y a plus, en Russie, d’antisémitisme institutionnalisé… on assiste [depuis 20 ans] à l’émergence d’un philosémitisme institutionnalisé. » Certes, quelques poches antisémites ont perduré, « mais Poutine a fini par exclure ces nationalistes antisémites des hautes sphères du pouvoir… Vladimir Poutine n’est pas du tout antisémite. »

Adam Eliyahu Berkowitz évoquait ainsi, le 2 décembre dernier (dans le site israélien BreakingIsraelNews.com), les liens de Poutine avec la communauté juive : « Tout au long de la longue histoire des juifs en Russie, les gouvernements ont souvent été source de persécution… Vladimir Poutine en est une vigoureuse exception. » Berkowitz rappelant que, dès son enfance, Poutine avait fréquenté la communauté juive orthodoxe de Leningrad, avant de poursuivre sa vie avec succès, accompagné d’amis dont certains sont les oligarques sévèrement frappés par les sanctions financières américaines, tels les frères Boris et Arkady Rotenberg.

Donald Trump, à l’évidence, se fera aider de son gendre Kushner dans sa gestion de la nouvelle triade Washington-Jérusalem-Moscou. Pendant ce temps, la presse américaine brasse l’argument du népotisme. L’arbre qui cache la forêt…

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