Les raisons secrètes de la réforme Taubira…

TopSecret1
Le 15 septembre 2013
Le problème, lorsque l'on se dit progressiste, c'est qu'il faut un jour se heurter aux limites du « progrès » que l'on professe.

Est-ce cette épidémie d’enfants de ministres ayant maille à partir avec la Justice qui a poussé Madame Taubira à retrousser ses manches et à pondre aux Français (qui n’en avaient vraiment pas besoin, mais merci quand même) une réforme pénale dont j’aurais la délicatesse de ne pas rabâcher les grandes lignes ?

Il est possible de s’interroger au vu des informations parvenues ces derniers jours : Outre le fils de Laurent Fabius soupçonné de « faux », « escroquerie » et « blanchiment », on a appris il y a quelques jours l’incarcération du fils de Marisol Touraine pour vol et séquestration. Et puis, cette information publiée par le journal Valeurs Actuelles, qui nous révèle, ayant eu accès à un document de février 2001, que Christiane Taubira aurait tenté, à cette époque, de faire annuler la condamnation de son fils pour « complicité de vol »

On comprend mieux la volonté de la Garde des Sceaux de faire libérer de prison les délinquants grâce aux « peines de probation » qu’elle défend depuis quelques semaines ! C’est certainement en souvenir de ces mauvais moments endurés auprès de son fils que Madame Taubira entend désormais faire éviter la prison à tout un tas de charmants voyous. Réjouissons-nous que le malheureux n’ait tué personne et que son fait de gloire ne se résume qu’à une complicité de vol. Sinon, Madame Taubira serait peut-être venue nous expliquer doctement que le meurtre n’est après tout rien de plus que l’accélération d’un phénomène auquel nous sommes de toute façon tous condamnés : la mort.

Si l’enfant est souvent le fidèle reflet de ses géniteurs, ces quelques affaires, si révélatrices soient-elles si elles sont avérées, ne sont que le symptôme d’une maladie plus étendue et toute causerie plus longue sur le sujet ne s’apparenterait qu’à du bavardage de mégères.

Restons sérieux et dressons un constat : quelle différence subsiste-t-il entre ces enfants contre lesquels on craint maintenant d’élever la voix, ces étrangers à qui l’on ne daigne plus imposer la langue française et ces délinquants que l’on n’ose plus mettre hors d’état de nuire ?

Dans la propagation d’un laxisme érigé en règle de courtoisie réside, je le crains, l’immense faillite d’une société moderne expurgée de sa force masculine : toute autorité est devenue fascisme. Christiane Taubira n’est que le symbole de cette justice qui voue un culte décérébré à une passivité qui voudrait se donner des airs d’indulgence et cette réforme pénale, la dernière invention progressiste d’un gouvernement auquel il ne reste plus que ça.

Le problème, lorsque l’on se dit progressiste, c’est qu’il faut un jour se heurter aux limites du « progrès » que l’on professe. Les plus têtus entreprennent d’en repousser les limites. Non qu’il ne faille, parfois, faire preuve d’audace et d’innovation. Mais cette loi défendue par Madame Taubira est précisément l’exemple même de la réforme absurde, tellement absurde qu’elle ne se défend que par sa nouveauté prétendue et la violence des réactions qu’elle suscite. On se félicite, dans le fond, des bruyantes protestations qui se répandent jusque dans les partis de gauche : « Nous soulevons le débat : voilà la preuve que nous agissons ! Nous provoquons la colère : voilà la preuve que nous dérangeons. » Et celui qui trouble l’ordre et la quiétude ne peut-être, d’après les normes gauchistes en vigueur, que l’homme nouveau venu nous apporter lumière et civilisation.

Ne se sert-on pas, quelque part, des racines chrétiennes de la France et de ce Jésus qui n’est pas prophète en son propre pays pour donner un prétexte à la bêtise et balayer d’un revers de main les foudres unanimes qui se sont abattues sur ce projet de réforme ?

Quel bon sens trouver dans cette solution scandaleusement simpliste qui consiste à supprimer la surpopulation carcérale en libérant les délinquants ? A-t-on déjà vu des médecins renvoyer chez eux des accidentés de la route qui agonisent sur leurs brancards ou prescrire une aspirine à des vieillards mourants pour faire de la place dans les hôpitaux surchargés ? 117.999 bonnes âmes seraient concernées par la réforme Taubira, d’après le Professeur Alain Bauer, tandis que 100.000 peines ne sont pas exécutées. Il est bien difficile de ne voir là aucun lien.

Une sénatrice socialiste qui s’indigne plus de la passivité des gens face à son agression que de cette dernière, un vieil homme qui poursuit un malfaiteur et y laisse la vie, un bijoutier qui abat un voleur… Il semblerait que tant de violence laissée sans remède ait enfanté une génération Jacques Blondel où le citoyen ordinaire reprend sa liberté et se fait justice lui-même. Les derniers faits divers n’en sont peut-être que les prémices.

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