Editoriaux - Justice - Polémiques - Politique - 20 septembre 2018

Alors, les psychopathes, finalement, ce sont les terroristes ou ceux qui les dénoncent ?

Le 16 décembre 2015, Marine Le Pen tweete des images d’otages exécutés par Daech avec, comme légende : « Daech, c’est çà » en réponse à la comparaison faite, la veille, par Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV, entre Daech et le FN.

Il est bien clair qu’il y a là une défense contre une accusation portée publiquement qui s’apparente à de la diffamation.

Néanmoins, Manuel Valls va s’offusquer de la diffusion de ces images et déclarer que Marine Le Pen « sera poursuivie ».

Une loi permet de le faire : celle qui réprime l’incitation à la débauche ou à la violence envers les mineurs. Sur Twitter, tout le monde voit les images, donc les mineurs aussi. Donc, en publiant ces images, Marine Le Pen les a incités à la violence…

L’absurdité d’une telle accusation et son caractère éminemment politique sautent aux yeux et, de ce fait, on sous-estime sa puissance de feu.

Elle ressort mieux aujourd’hui avec l’envoi à l’avocat de l’accusée, maître Dassa-Le Deist, d’une injonction de soumettre sa cliente à une expertise de la part du juge d’instruction en charge du dossier.

Si une expertise est chose courante, ce qui l’est moins, c’est qu’il s’agit d’une expertise psychiatrique. Ce type d’expertise est permis par l’article 161.1 du Code de procédure pénale, applicable lors d’infractions sur mineurs énumérées par l’article 706-407 du même Code. Il s’agit de meurtre, viol, traite, prostitution, proposition sexuelle par Internet, et de « délits de fabrication, de transport, de diffusion ou de commerce de message violent ou pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

Voici le genre de questions posées : « Aviez-vous conscience du caractère violent de ces images ? De l’impact qu’elles pourraient avoir sur des mineurs ? »

L’expertise est menée en lien avec la vie de l’inculpé, ses éventuels traumatismes. Il serait facile, à Marine Le Pen, de rappeler qu’à l’âge de huit ans, elle a vu la moitié de son appartement s’effondrer en pleine nuit sous une puissante charge de plastique et que, donc, le terrorisme, elle connaît…

Mais la présidente du RN refusera de s’y soumettre, pour protester contre l’usage abusif d’une telle procédure, mais surtout d’un tel chef d’inculpation. Car c’est pour prévenir CONTRE Daech et pour bien montrer que le FN désapprouvait ces affreuses exactions qu’elle a publié ces photos.

Bourdin s’était déjà vanté d’avoir fait exploser le FN en amenant Jean-Marie Le Pen, le 4 avril 2015, à tenir à nouveau à son micro ses propos de 1987 sur les chambres à gaz.
Il use donc avec prédilection d’un mode de provocation qui, connaissant le caractère entier et les réactions rapides de Marine Le Pen, est destiné à la pousser à la faute. Si faute il y a…

Il y a fort à parier que ses électeurs penseront plutôt comme son avocat, David Dassa-Le Deist, qui avait confié au Point, lors d’une interview le 19 octobre 2015 :
« Marine Le Pen est la responsable politique la plus humiliée et la plus attaquée. C’est attentatoire à son image et à sa dignité. C’est un honneur de la défendre. »

Privée de la dotation de deux millions d’euros allouée à son parti en juillet dernier, et maintenant sommée de se faire expertiser, Marine Le Pen verra se resserrer autour d’elle les indignés qui viendront grossir les rangs du vote pour la liste de son parti aux européennes.

Est-ce le but recherché par Emmanuel Macron, en vue d’un nouveau duel avec elle en 2022 ?

En tout cas, s’il y a bien là, comme elle le dénonce, des procédés comparables à ceux de l’URSS, elle gagne ce jour sans conteste, avec cette tentative de psychiatrisation de son cas, la palme de « premier opposant ».

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