Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 18 février 2019

Alain de Peretti : « Vigilance Halal n’est pas un groupuscule ! »

Alain de Peretti a appris, par un article du Figaro du 14 février, que la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite, présidée par la députée de La France insoumise Muriel Ressiguier, aurait prévu d’auditionner Vigilance Halal.

Réaction au micro de Boulevard Voltaire d’Alain de Peretti, président de cette association.

Vous avez été convoqué par la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite. Pourquoi êtes-vous convoqué ?

Je l’ai appris par la publication de la liste des personnes convoquées dans Le Figaro. Je n’ai pas eu d’avis officiel. Je ne sais pas si elle voulait faire un effet de surprise, comme cela a été le cas pour Marine Le Pen et Marion Maréchal. C’est quelque chose qui a l’air de s’apparenter à un coup tordu. Depuis que j’ai été avisé, j’ai préparé une lettre qui est partie ce matin en recommandé avec accusé de réception à madame Ressiguier. Dans ce courrier, je mets les choses au point en rétablissant la vérité concernant Vigilance Halal, qui n’est ni un groupuscule ni une action politique, au sens commun du mot, mais plutôt une action métapolitique culturelle. Je lui dis également que j’écris et que je communique dans tous les médias qui acceptent de parler du halal. C’est bien le sujet à la base de l’association que je préside.

La présidente de cette commission, Muriel Ressiguier, appartient à La France insoumise. Elle a été sous le feu des critiques, notamment émises de la part de certains députés de la majorité, mais également des Français de l’étranger en Israël, puisque cette commission, en mettant l’accès sur les organisations de droite, ignore celles de gauche. Qu’en pensez-vous?

Je suis d’accord. C’est là que l’on voit l’ADN stalinien de La France insoumise. Je pense que, malheureusement, ils ne se grandissent pas par ce type d’action particulièrement orientée. Ils disqualifient plutôt, par avance, les commissions parlementaires qui sont pourtant quelque chose d’utile dans notre République. Elles sont, en effet, chargées de faire la lumière sur des problèmes graves qui menacent la société française. En l’occurrence, je vois plutôt ici une espèce d’acharnement idéologique.

Cette commission a pour but d’enquêter sur des violences. Jusqu’à preuve du contraire, Vigilance Halal n’est pas auteur de violences…

Bien au contraire. Notre but est plutôt de nous battre contre les violences animales commises dans les abattoirs. Cela n’a pas l’air d’émouvoir particulièrement madame Ressiguier.
Comme je lui ai écrit dans ma lettre, nous avons envoyé à tous les parlementaires, quel que soit leur parti, une lettre dans laquelle je les mettais en garde contre la dangerosité d’établir une taxe sur le halal pour financer l’islam. J’ai eu énormément de réponses de la part de sénateurs et de députés. En revanche, je n’ai eu aucune réponse de la part de madame Resseguier. Je lui ai fait constater, de façon ironique, qu’on ne pouvait pas être sur tous les fronts…

À lire aussi

Alain de Peretti : « Nous avons gagné une grande bataille contre l’abattage halal ! »

Imprimer ou envoyer par courriel cet articleAlain de Peretti, président de Vigilance halal…