Editoriaux - International - Religion - 31 juillet 2018

Ah, si la France imitait la Russie…

Il y a 1.030 ans, la Russie, alors connue sous le nom de Rus’ de Kiev, se convertissait à la religion chrétienne, que les bolcheviques ont aussitôt rejetée comme étant le pire opium du peuple ! Eh bien, juste retour des choses qui nous permet, à nous Français, d’espérer qu’un jour… ce sont des dizaines de milliers de fidèles orthodoxes qui se sont retrouvés sur la place des Cathédrales à Moscou pour célébrer l’anniversaire de la christianisation de la Russie lors d’une grandiose cérémonie religieuse.

Célébrée par le patriarche de toutes les Russies, Kirill, et le patriarche Théodore II d’Alexandrie, cette longue célébration spectaculaire par son décorum et sa solennité avait un fidèle de marque en la présence de Vladimir Poutine, qui ne perd jamais une occasion de venir prier au milieu de ses concitoyens – j’allais écrire de ses sujets – auxquels, au pied de la statue géante du prince Vladimir, il déclara que le baptême de la Russie est « un événement clef de notre histoire ». Le prince Vladimir, dont il a le prénom, fit comme Clovis en consacrant son pays au Christ. « Il a adopté les valeurs chrétiennes […] l’orthodoxie s’est tournée vers l’âme humaine, le bien, l’amour […] Le baptême de la Russie a offert une grande liberté, celle de choisir entre le bien et le mal, et nous avons choisi le bien […] Notre devoir sacré, c’est de maintenir cet héritage. »

Il y a 1.522 ans, le 5 décembre 496, le roi Clovis Ier se faisait baptiser à Reims avec trois mille de ses guerriers. Le royaume franc qui précédait la France encore balbutiante venait de sceller une alliance durable avec l’Église catholique. Une alliance qui allait s’achever dans le sang d’une révolution à la fin du XVIIIe siècle.

Peut-on, un instant, imaginer Emmanuel Macron, qui avait, comme Clovis, demandé le baptême dans son adolescence, célébrer la christianisation de la France ? Non, bien sûr, puisque la religion catholique de nos rois a laissé place à la religion de la laïcité de nos républicains. Emmanuel Macron, comme aucun autre président de la République française, ne pourra jamais venir à Reims, sur le baptistère de Clovis, pour rappeler aux Français ce qu’ils doivent à l’Église. L’article Ier de la Constitution voulue par le général de Gaulle est formel : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

Et lorsqu’on apprend, en cette fin du mois de juillet, par le hasard des réseaux sociaux condamnés par le pouvoir macroniste, que jamais la France n’a subi autant d’actes christianophobes, on ne s’étonne guère, hélas, que notre Président, il est vrai embourbé dans une mauvaise affaire, se taise en ne condamnant aucun de ces actes. Ne pas réagir devant ces 34 incendies criminels, dégradations et autres actes barbares effectués contre des églises, des cimetières ou des calvaires est un signe tout à fait éclairant de ce que nos gouvernants sont devenus.

Je reprends un écrit de Vincent Peillon que ce gouvernement pourrait faire sien : « Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

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