Le mot race supprimé, il faut abroger la loi contre le racisme

Ecrivain et juriste
 

L’Assemblée nationale a supprimé le mot « race » de la législation. Bientôt, le Congrès sera réuni pour faire de même dans la Constitution.

Cette décision doit légitimement nous faire douter de la santé mentale de nos parlementaires. Qu’espèrent-ils en agissant de la sorte ? Nul ne le sait vraiment.

Les races existent-elles ? L’auteur de ces lignes l’ignore et à vrai dire s’en contrefout. Ce qui peut être certain, en revanche, c’est que, légalement, les races ne vont plus exister, elles vont devenir chimères aux yeux de la loi.

Après tout, pourquoi pas ? Mais si la race n’existe plus, alors l’infraction pénale d’incitation à la haine raciale doit disparaître symétriquement. Peut-on sérieusement, dans un pays où les gens ne sont pas mentalement déséquilibrés, condamner pénalement un individu pour avoir incité à la haine contre quelque chose qui n’existe pas ? Une réponse contraire serait inquiétante.

C’est pourquoi, au nom du bon sens, de la logique et de la cohérence, nous demandons solennellement l’abrogation de la loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven.

Il est temps de se débarrasser de ce texte kafkaïen, symbole et instrument de l’orwellisation de la France. Tout d’abord, il est loufoque qu’une infraction consiste à inciter à un sentiment. Ensuite, il est grotesque de prévoir pour cela une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement. En outre, cette loi est un terrain miné car les éléments constitutifs de l’infraction qu’elle crée sont particulièrement flous, pour ne pas dire inconnus. Ainsi, Éric Zemmour a été condamné tandis que le groupe de rap Sniper fut relaxé. Rappelons que le morceau « La France » du groupe précité se termine par un cri de coq suivi d’un coup de feu qui fait taire l’animal.

C’est également à cause de la loi Pleven qu’il est juridiquement interdit de dire que nos chères racailles sont essentiellement issues d’Autriche et de Scandinavie. Affirmer publiquement un tel propos serait assimilé par la justice, et par le tribunal médiatique la précédant, comme de l’incitation à la haine raciale, bien qu’il s’agisse simplement de constater et non de haïr ou de pousser à la haine.

Ceci posé, ne rêvons pas trop. Il y a bien longtemps que le législateur français a perdu toute rationalité. La suppression du mot « race », qui a succédé à la suppression des mots « père » et « mère », n’aboutira donc pas à l’abrogation de cette loi totalitaire.

En guise de conclusion, nous informons le lecteur qu’aux États-Unis, contrairement à la France, l’intelligentsia croit dur comme fer à l’existence des races. C’est d’ailleurs en ce sens qu’en 2008, un livre intitulé De la race en Amérique a été publié. Qui en est l’auteur ? Un certain… Barack Obama !

Adrien Abauzit

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