Politique: Christian Estrosi annonce le lancement d’un nouveau mouvement d’élus locaux (Le Figaro)

Christian Estrosi annonce, ce matin dans Le Figaro, la création d’un nouveau mouvement politique. « Un mouvement d’élus locaux, au dessus de la mêlée » dit le maire de Nice qui précise que ce sera après les élections sénatoriales du 24 septembre, qui visent à renouveler la moitié de la chambre haute.

Christian Estrosi n’y va pas par quatre chemins. Il craint que le parti Les Républicains « donne l’image de se transformer en secte » et devienne un concurrent du Front national qui fait de la « surenchère », qui multiplie « les coups de menton ». Dans ce cas, il en tirera les conséquences.

Le maire de Nice pointe du doigt Sens commun : « Je suis toujours membre des Républicains. Mais je n’y trouve plus ce qui a constitué le fondement de mon engagement politique, le gaullisme, la volonté de privilégier son pays à son parti […] Ceux qui dirigent aujourd’hui Les Républicains sont ceux qui ont organisé la défaite. Contre vents et marées, ils […] ont ouvert la porte à Sens commun. Je note d’ailleurs que ce sont eux qui organisent aujourd’hui l’élection à la présidence des Républicains ».

Christian Estrosi estime qu’aujourd’hui « il y a un vide énorme entre Les Répu­bli­cains qui se sont pro­fondément radicalisés et une droite ma­croniste. Pour l’heure, ni En marche ! ni Les Républicains ne réussis­sent à combler ce vide, et le peuple de droite ne se sent plus représenté ». D’où la création de ce nouveau mouvement d’élus locaux où « chacun aura sa place s’il le souhaite » qu’il soit maire Les Républicains, de La République en marche ou encore des Constructifs.

La ligne de ce futur mouvement se veut simple : « Soutenir tout ce qui est dans l’intérêt de notre pays ». Christian Estrosi salue au passage la détermination d’Emmanuel Macron dans sa volonté de reformer. Des réformes « que personne n’a su ou osé faire dans les trente dernières années », souligne-t-il. Et de conclure avec cette mise en garde : « Si la France ne se réforme pas au rythme où nous réformons nos propres collectivités territoriales, alors les extrêmes l’emporteront lors des prochaines échéances électorales ».

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