Editoriaux - International - Justice - Presse - Table - 31 août 2013

À Dubaï, le viol n’existe pas… c’est la femme la coupable !

Être femme dans certains pays musulmans n’est pas une sinécure, cela se vérifie tous les jours, et ce n’est pas à proprement parler un scoop… Mais là où ça dépasse l’entendement, c’est quand cela tourne à l’arbitraire totalement surréaliste, comme en témoigne la mésaventure – c’est un euphémisme – survenue à une citoyenne norvégienne aux Émirats arabes.

On s’en souvient, fin juillet, en visite à Dubaï, Mademoiselle Marte Dalelv se fait sexuellement agresser et porte plainte, pour voir un tribunal… la condamner à seize mois de prison pour « extramarital sex » (relations sexuelles hors mariage)… Cela me fait penser – mais cette fois c’est une blague – à ce Noir en Afrique du Sud, du temps de l’apartheid, qui se fait poignarder par un Blanc et qu’on inculpe pour… port d’arme prohibé ! C’est exactement de la même veine que cet adage prêté volontiers aux machos musulmans – c’est sans doute un pléonasme : « Bats ta femme sept fois par jour ; si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait ! »

Pour tout dire, si l’on en croit la loi islamique, Marte Dalelv a bénéficié d’une relative clémence de la part du tribunal. Sa peine aurait pu être assortie – dans ces pays, tout est possible – de l’obligation d’épouser son violeur, et si elle avait été mariée, elle risquait même la lapidation… Cette affaire n’a guère ému, alors, la presse scandinave, qui a préféré faire ses gros titres sur l’agression d’une musulmane portant le hijab dans la banlieue de Stockholm. Une « Journée avec voile » fut même décrétée par une féministe somalienne qui ignorait sans doute que le port du foulard a été largement normalisé dans son pays d’adoption où les policières « suédoises » peuvent arborer ostensiblement le hijab pour se protéger des moustiques et des gaz lacrymogènes. En revanche, dans le pays voisin (la Norvège), le hijab a été proscrit sans ambages des commissariats où la police veut donner une image de neutralité.

La justice de Dubaï a-t-elle voulu se venger de la Norvège qui a interdit le port du voile à ses policières ? Ceci expliquerait peut-être le verdict pour le moins ahurissant à l’encontre de Marte Dalelv, victime d’un véritable guet-apens islamico-judiciaire. En définitive, notre Norvégienne a été sauvée par une pétition lancée sur le site d’avaaz.org, une ONG qui se revendique du cyber-militantisme, avec plus de 25 millions de pétitionnaires intervenus depuis sa création en 2007. Selon le quotidien anglais The Guardian, Avaaz serait le « plus puissant mouvement citoyen mondial en ligne ». Chaque membre peut y lancer sa pétition, certes… Avec un gros bémol cependant, lorsqu’on découvre que le financement d’Avaaz est assuré, pour une bonne part, par le « militant milliardaire » George Soros, philanthrope tous azimuts qui, outre son soutien aux Femen, a fait un don de 35.000 euros au Collectif contre l’islamophobie en France… En outre, en mai 2012, Avaaz a censuré une pétition de soutien au polémiste Éric Zemmour, accusé de racisme à la suite d’une chronique contre la ministre de la Justice Christiane Taubira sur RTL. Ladite pétition, dixit Avaaz, « ne correspondait pas aux valeurs du site », dont l’indignation est manifestement des plus sélectives…

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