Editoriaux - International - 12 novembre 2018

11 novembre 2018, malaise…

De cette journée du 11 novembre 2018, je garde une impression de profond malaise.

Où étaient donc les morts de la Grande Guerre, où étaient donc les femmes des usines d’armement, où étaient donc les millions de blessés, où étaient donc les millions d’orphelins ? Dans cet aréopage de dirigeants paradant devant les caméras ?

Malaise devant l’utilisation du souvenir de ces martyrs d’il y a un siècle, en vue d’impures opérations de politique internationale et intra-européenne du temps présent.
Malaise de voir l’accueil du président Poutine par le chef de l’État français, mauvais acteur de théâtre pour l’occasion. À côté d’un Donald Trump souriant, Emmanuel Macron regarde arriver le président russe avec une expression de froid dédain, pour ne pas dire d’hostilité. Pourquoi ?

Malaise de voir le centenaire de l’Armistice servir de tribune au combat des bons « progressistes » contre les vilains « nationalistes », autrement dit du débat entre les européistes partisans de la disparition, à terme, des nations et tous ceux qui préfèrent la survie pacifique de ce que fut leur pays.

L’occasion était trop belle pour le Président français, en dénonçant les horreurs de la guerre, de vanter son rêve obsessionnel de supranationalité. Ce qu’il fit devant des jeunes, les exhortant à « ne rien céder aux tentations de la division ».

Malaise car ces discours impurs s’adressaient indirectement au président américain Donald Trump, dont les positions divergent diamétralement de celles de Macron. Et qui sonnent comme un défi à Vladimir Poutine. Les deux n’en ont d’ailleurs cure.

Malaise devant toutes ces petites manœuvres dont, manifestement, l’humeur du président Trump montrait qu’il n’était pas dupe de cette continuelle ritournelle quelque peu sommaire.

Malaise devant les propos précédents et malvenus du Président français sur la nécessité d’une « véritable » armée européenne. « Face à la Russie qui est à nos frontières (sic !) et qui a montré qu’elle pouvait être menaçante (re-sic !) […] on doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des États-Unis et de manière plus souveraine », a cru bon de préciser Emmanuel Macron. « Un fantasme », s’est empressé de répondre Laurent Wauquiez !

Malaise quant à cette idée d’armée européenne qui signifierait que la France va livrer son savoir-faire militaire, donc nucléaire, et le placer sous commandement inconnu, s’acharnant ainsi à perdre son indépendance – du moins le peu qui lui reste. Contre quelles contreparties ? Mystère.

Malaise quand Emmanuel Macron dit : « L’Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls États-Unis », comme si, chef des armées, il aime à le rappeler, il ignorait tout de la dissuasion nucléaire garante de cette sécurité…

Malaise quand un Président lance une telle bombe sans paraître en comprendre toutes les conséquences.

Pourquoi tant de noms d’une même famille sur nos monuments aux morts ? Pourquoi se sont-ils donc sacrifiés ?

Malaise…

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